Présentation

Le Master Ecology, Monitoring and Management of Ecosystems (EMME) de la mention Biologie de la Conservation d’UBFC vise à conférer une maîtrise conceptuelle et critique de l’étude de la structure et du fonctionnement des écosystèmes, de leur suivi et de leur gestion, sous diverses pressions naturelles et anthropiques, dans un contexte de biologie de la conservation. La moitié de la deuxième année est consacrée à un travail de recherche personnel dans le cadre du stage de Master.

La formation de Master se déroule en deux ans. Au cours de la première année, les enseignements sont conçus sur le principe que la conservation de la biodiversité doit être basée sur une approche systémique, liant des connaissances à différents niveaux d’organisation biologique et à différentes échelles spatiales et temporelles, mêlant les disciplines clés de l’écologie avec les développements technologiques récents dans les domaines de l’écologie numérique, de l’écologie moléculaire, du monitoring et de la gestion des populations et des écosystèmes. Le contenu des enseignements s’adosse à notre expertise scientifique dans les domaines de l’écologie fonctionnelle (structure et fonctionnement des écosystèmes, écologie des populations et des communautés), de la paléoécologie (évolution à long terme des écosystèmes), de l’écotoxicologie (transferts et effets des polluants), de l’épidémiologie (transmission de pathogènes zoonotiques), de la biologie de la conservation (menaces sur les espèces animales et végétales), de l’écologie numérique, de la modélisation dynamique et de la conception des protocoles de recherche. Le programme de Master est par ailleurs enrichi par l’apport de professionnels du domaine de la conservation et de gestionnaires, avec pour but de placer les enseignements dans le contexte plus large de la gestion de projet et des procédures de prise de décision.

Les objectifs spécifiques de la formation sont de développer les capacités à :

  • réfléchir de façon critique sur les concepts et les fondements théoriques de l’écologie fonctionnelle, dans une perspective interdisciplinaire à un niveau scientifique avancé,
  • être capable d’évaluer de façon critique la capacité des populations et des communautés à réagir, faire face à et s’ajuster aux changementx environnementaux se produisant à différentes échelles spatiales et temporelles,
  • apprécier les opportunités offertes par les nouveaux développements technologiques pour l’avenir de la recherche sur le suivi et la gestion des écosystèmes
  • combiner théorie, hypothèses, méthodes, données et travail de terrain pour identifier et développer des questionnements scientifiques et des méthodologies innovantes.

Les enseignements sont organisés en cours magistraux, séminaires, travaux dirigés et travaux pratiques en laboratoire qui permettent une exploration approfondie des concepts essentiels. La philosophie d’enseignement est de stimuler les discussions et le débat entre les étudiants et l’équipe enseignante et d’explorer la théorie, les méthodes et la pratique dans un espace académique qui encourage un dialogue critique.

Les sessions de terrain permettent aux étudiants de mettre en pratique les méthodes et les idées qui leur sont présentées en classe. Chaque année, ils participeront à au moins une session de terrain d’une semaine en continu, et à plusieurs écoles de terrain. Une de ces écoles de terrain (dans le cadre de l’unité « Biologie de la conservation et gestion des écosystèmes ») leur permettra de tester une hypothèse concernant l’impact potentiel des perturbations anthropiques sur des populations ou communautés animales ou végétales, dans le contexte des différentes activités qui existent dans le Massif Jurassien, connu pour ses paysages remarquables, ses écosystèmes typiques (tourbières, prés-bois…) et ses espèces patrimoniales (lynx…). D’autres écoles de terrain portent sur le diagnostic et la gestion des écosystèmes, et sur les méthodes de de suivi des populations et des communautés animales et végétales.

Le succès aux examens de la première année (la validation de 60 crédits ECTS) est requis pour pouvoir passer, sans sélection intermédiaire, en seconde année.

La seconde année est en grande partie consacrée au projet de mémoire de fin d’études au sein d’une équipe de recherche ou d’une structure professionnelle (associations, bureau d’étude, agences gouvernementales…) avec le soutien d’un tuteur universitaire spécialiste du domaine de recherche choisi. La moitié de cette seconde année est consacrée à la recherche et à la rédaction d’un mémoire d’environ 12 000 mots. Le sujet de recherche sera défini à la fin de la première année. Le mémoire compte pour la moitié de la notation en deuxième année.

Devenir des étudiants

Le but de la formation est d’instruire les futurs leaders scientifiques en écologie fonctionnelle, écotoxicologie et épidémiologie, ainsi que les futurs gestionnaires et chargés de mission œuvrant à la conservation et la gestion de la biodiversité et des écosystèmes. Dans cette perspective, les enseignements combinent l’écologie fonctionnelle et la biologie de la conservation en tant que deux disciplines majeures avec d’autres sujets pertinents – paléoécologie, écotoxicologie, épidémiologie, éthique et déontologie, épistémologie, socio-économie de la conservation, structure et gestion des organisations environnementalistes, au-delà des savoirs académiques sur la biodiversité.

Le Bureau des Anciens du master assure que les étudiants restent en contact à l’issue de l’obtention du diplôme et organise des évènements à leur intention.

Modifications des enseignements

L’Université s’efforcera d’assurer les enseignements en accord avec la description qui en est faite sur la page descriptive. Toutefois, il peut arriver qu’il soit désirable ou nécessaire pour l’Université d’apporter des modifications dans le détail de l’offre pédagogique, soit avant ou après l’inscription des étudiants. Pour plus d’information, consulter régulièrement notre page sur la mise à jour des enseignements.

Comité de pilotage